Assemblée primaire du 11 décembre : Taxe au sac

Chamoson est l’une des 6 dernières communes du valais romand à voter avant l’entrée en vigueur de cette réglementation.

A la présentation de cette taxe, lors d’une précédente assemblée primaire il y a eu diverses réactions quand au mode de calcul de cette taxe. Le règlement qui devra être approuvé lundi par la population chamosarde est disponible sur le site de la commune.

Pourquoi est-ce important de valider ce règlement communal?
Premièrement, pour que notre commune soit enfin en conformité avec le droit suisse.
Deuxièmement, un refus de ce nouveau règlement conduirait à une situation délicate et difficilement contrôlable. C’est à dire l’absence de cadre légal pour la gestion des déchets sur notre commune et la porte ouverte à un « tourisme » des déchets en provenance de l’extérieur.

Certes, les modalités de ce futur règlement interpellent bon nombre d’habitants. Les questions et revendications sont diverses. Cependant il faut bien comprendre que cette taxe n’est pas une taxe supplémentaire, mais qu’elle remplace ce qui était perçu jusqu’à présent. Il est vrai que certaines personnes peuvent de sentir lésées par ces modes de calculs, mais nos élus ont mené diverses simulations qui démontrent que les montants finaux ne différeront que très peu des sommes actuelles.

Cette nouvelle taxation se décompose de deux parties.
La première (taxe de base), que l’on pourrait considérer comme une forme d’abonnement aux prestations, sera calculée en fonction de la taille du logement (nombre de pièces). Cette taxation en fonction de la taille participe à la mise en place et au dimensionnement des services qui doivent correspondre aux besoins d’une occupation maximale du logement (emplacements et nombre de moloks, taille de la déchetterie…)
La deuxième (taxe variable) sera le principe du pollueur payeur proprement dit puisqu’elle évoluera en fonction de la quantité de déchets produits par chacun, c’est à dire le nombre de sacs.

Les entreprises seront également soumis à la taxe de base en fonction de leur domaine d’activité et de leur taille. Pour la partie variable, elle auront la possibilité de demander une forme de facturation différente, au poids, mais elles devront s’équiper en conséquence.

Chaque logement sera concerné, qu’il soit principal ou secondaire. Que l’on soit seul ou une famille de cinq, la première partie de cette taxe ne changera pas. Ces méthodes peuvent ne pas paraître équitables, mais édicter des règles de taxation pour chaque cas particulier reviendrait à mettre en œuvre une machinerie bureaucratique supplémentaire. Mais comme dit précédemment, les simulations montrent que les montant élueront que très peu par rapport à la situation actuelle. De plus la municipalité, notamment le dicastère « social » envisage certains cas spéciaux pouvant bénéficier de mesures adaptées, comme par exemple la fourniture de sac à poubelles pour les familles avec des enfants en bas âge. Les modalités seront présentées prochainement.

Il n’y a donc aucune raison logique de refuser ce règlement. D’autant plus que cette taxe pourra encore s’adapter dans le futur en fonction des efforts produits par chacun pour encore mieux gérer ses déchets.